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Initiées ce jeudi 23 février 2012 à l’Infosec pour se pencher sur la crise sociale qui secoue le monde des enseignants,
les négociations gouvernement/Syndicats se sont terminées en queue de poisson. Les Centrales syndicales et le gouvernement se sont séparés dos à dos à la fin de cette rencontre.
Après lecture du décret octroyant l’indice salarial de 25 % aux fonctionnaires de l’Etat, la délégation gouvernementale composée de 8 ministres conduits par le Premier ministre, Pascal Irenée Koupaki, a reconnu la légitimité des revendications des enseignants. Elle a unanimement fait remarquer que les enseignants sont effectivement concernés par la revalorisation du point indiciaire des 25 % octroyé aux agents de l’Etat. Cependant, les ministres ont fait remarquer que les deux parties doivent s’en tenir à l’esprit du décret qui demande que les Syndicats patientent et attendent que les recettes de l’Etat s’améliorent avant la généralisation de cette mesure. Dans cet élan, Pascal Irenée Koupaki a fustigé le comportement des Syndicats qui n’ont pas respecté l’accalmie souhaitée par le gouvernement lors des dernières négociations gouvernement/syndicats. « Pendant les dernières négociations gouvernement/Syndicats, il a été décidé que les Centrales syndicales accordent un temps d’accalmie au gouvernement. Mais force est de constater que ce temps qui devrait permettre aux travailleurs de se mettre au travail n’a pas été respecté par les Syndicats, qui ont renoué avec les mouvements de débrayage » a-t-il relevé. Il a ensuite invité toutes les parties prenantes aux négociations gouvernement/Syndicats passées, à s’inspirer des valeurs morales et républicaines que promeut la Charte nationale de la gouvernance du Bénin signée dans la matinée de ce jeudi à la présidence de la République.
Les Centrales syndicales pour la poursuite de la grève
La rencontre gouvernement/syndicat n’a pas comblé les attentes des Secrétaires généraux des Centrales syndicales. Ils sont sortis déçus de cette rencontre qui a selon eux, accouché d’une souris. « Nous sommes pour le durcissement de la grève. C’est toutes les administrations publiques qui seront désormais paralysées » menacent-ils. Visiblement déçus, les chefs de file de la Cstb, de la Cgtb, de la Cosi-Bénin, de la Csa et de l’Unstb ont dénoncé la mauvaise foi du gouvernement face aux revendications des travailleurs. « Le gouvernement a remis en cause le décret qu’il a lui-même signé. Il a montré sa honte. Le gouvernement vient une fois encore de montrer sa mauvaise foi dans sa réponse à nos revendications » a laissé entendre, Gaston Azoua de la Cstb. C’est pourquoi il souligne que le gouvernement a violé les résolutions des négociations gouvernement/Syndicat. Contrairement aux résolutions issues de ces négociations qui prévoient que le gouvernement octroie 15 % en 2012, 20 % pour 2013 et le reste en 2014, le Sg de la Cgtb, Pascal Todjinou a fait savoir que le pouvoir a octroyé cette année 10%, et s’apprête à donner aux fonctionnaires 15% l’année prochaine. En réaction à cette attitude, il déclare que c’est lui qui a incité les Syndicats de l’enseignement à la grève. Il promet par conséquent que les Centrales syndicales vont désormais durcir les mouvements de débrayage.
Claude Ahovè
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